Le jour où j'ai plaidé contre mon chat
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Il y a des jours où la retraite vous rappelle que la justice s’invite même chez vous. Ce matin-là, mon chat, Maître Whiskers, avait commis un délit flagrant : il avait volé ma tranche de jambon. Ni une, ni deux, je me suis retrouvé à improviser un procès dans mon salon. — ‘Maître Whiskers, vous êtes accusé de vol aggravé avec préméditation. Que plaidez-vous ?’ Le regard qu’il m’a lancé était un mélange de mépris et d’innocence feinte. J’ai sorti mes vieux réflexes : — ‘Considérant que l’accusé a agi en pleine conscience de ses actes…’ Ma femme, assise dans le ‘public’, riait aux éclats. Finalement, le verdict est tombé : ‘Coupable, mais avec circonstances atténuantes.’ La peine ? Une caresse et une boîte de thon. Ce fut ma plus belle plaidoirie depuis des années.