J’ai cru bien faire en organisant un procès fictif pour régler qui avait cassé la télécommande. Erreur. Entre les témoignages contradictoires, les ‘preuves’ fabriquées et les pleurs de ma petite-fille (accusée à tort), ce fut un désastre. Depuis, on règle les conflits à pile ou face. Plus simple, moins de larmes. Cette mésaventure m’a appris une leçon importante : le droit n’est pas fait pour la famille. Trop de rigueur tue la spontanéité. Ma petite-fille a mis des jours à me pardonner. ‘Tu m’as fait passer pour une criminelle, Papi !’ J’ai dû lui offrir une glace géante et des excuses solennelles. Depuis, je garde mes réflexes juridiques pour le monde extérieur. À la maison, je suis juste un grand-père un peu gâteux qui aime trop les règles. Et qui paie souvent les glaces pour se faire pardonner.